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Bolivie : le MRAP solidaire des peuples indigènes condamne le coup d’Etat

samedi 16 novembre 2019

Le MRAP condamne le coup d’État perpétré en Bolivie ainsi que les violences commises notamment à l’encontre des peuples indigènes.

Des bandes armées agressent des militants et dirigeants du Mouvement pour le Socialisme (MAS), elles intimident des journalistes, mettent le feu aux maison de membres du MAS, notamment de la sœur d’Evo Moralès.

A certains endroits, toute personne qui semble indigène est agressée physiquement. Des femmes indigènes sont déshabillées, molestées, humiliées ; la wiphala, drapeau indigène reconnu comme deuxième drapeau officiel de l’Eat plurinational de Bolivie est brûlé. Il y a déjà eu au mois 35 morts et des dizaines de blessés parmi les manifestants qui s’opposent au coup d’Etat.

Dans un pays qui compte 55 % d’indigènes et 30 % de métis, soit 85 % de la population, Evo Morales est le premier président indigène. L’élite généralement blanche et souvent ouvertement raciste n’a jamais pu le digérer. Le racisme a toujours été au coeur même de la question bolivienne.

L’adoption, par référendum, avec 67 % des voix , le 25 janvier 2006 de la nouvelle constitution l’avait déjà porté à son paroxisme.

L’oligarchie qui se réclame « descendants des conquistators » n’a jamais supporté l’élection à la présidence d’un « lama » comme elle appelle les Indigènes, cela les « répugne ». Le 11 septembre 2008, le Comité Civique de Santa Cruz avait organisé le massacre d’une cinquantaine d’Indigènes (hommes, femmes et enfants) à Pando, au nord de la Bolivie, au cri de « les Indiens sont des animaux ».

La sénatrice Jeanine Añez s’est auto-proclamée Présidente de Bolivie en violation de la Constitution qui stipule qu’en cas de vacance du pouvoir (Président et vice président) c’est le (la) Président(e) du Sénat qui assure l’intérim jusqu’aux nouvelles élections.
Elle est arrivée avec une Bible d’un mètre de haut et déclare dans un tweet : « Je rêve d’une Bolivie débarrassée des rites sataniques indigènes, la ville n’est pas faite pour les Indiens, qu’ils s’en aillent dans l’Altiplano ou dans le Chaco !! »

Le MRAP condamne fermement ce racisme ignoble et réaffirme sa solidarité avec les peuples Indigènes de Bolivie.

Paris le 16 novembre 2019